Les effets des plans d’austérité sur les marchés du crédit

23 mars 2015 Commentaires fermés

Le premier trimestre 2012 montre les effets directs de la crise des dettes souveraines en Europe. La Grèce est déjà passée par les soulèvements populaires pour contrer les mesures d’austérité en 2011. L’Espagne subit une récession économique qui conduit à la dégradation de sa note souveraine et de celle de neuf de ses banques les plus importantes par l’agence Standard and Poor’s. Mais le taux de chômage record de 24 % reste l’indicateur économique le plus frappant et le plus évocateur dans ce pays. Un des membres du gouvernement s’autorise même à déclarer cette période comme une des plus difficiles pour son économie.

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La Belgique est un autre exemple dont l’un des objectifs principaux de l’année consiste à réaliser près de 15 milliards d’euros d’économie sur le budget initial de 2012. Les statistiques du marché du crédit montrent une contraction des offres par les banques. En effet, les crédits accordés ont quasiment chuté de 25 % et le montant correspondant à ces prêts bancaires débloqués a baissé de près de 11 % par rapport au dernier trimestre de 2011. Les institutions financières ont ainsi durci les conditions de déblocage en exigeant plus des emprunteurs.

Impact sur les demandes de crédits

De leur côté, les consommateurs subissent de plein fouet le choc des plans d’austérité à peine voilés des pouvoirs publics. Si les crédits à la construction ont atteint un total de 5 500 durant les trois derniers mois de 2011, le trimestre suivant n’a pu enregistrer que 60 % environ. Plus grave encore, seuls 6 000 crédits de rénovation ont été accordés sur la période alors que plus du double était réalisé auparavant. Cette baisse notable traduit la contraction du marché immobilier autant en Belgique que dans la plupart des pays d’Europe, notamment ceux où des plans de rigueur ont été mis en œuvre.

Quant aux prêts hypothécaires, ils ont connu un recul important sur cette période. Le marché de l’hypothèque a, en effet, été secoué par des changements de réglementation, notamment en terme fiscal. Les mesures incitatives disparaissant peu à peu, les consommateurs optent pour les projets aux investissements moins coûteux. Ils préfèrent même dépenser moins s’il s’agit de recourir au système bancaire traditionnel. Les banques définissent, en effet, leur taux d’intérêt sur celui de la banque centrale nationale qui se réfère aux taux fixés par les marchés boursiers et par l’ensemble du système financier global. Or ces derniers dépendent de l’évolution de la note souveraine.

Par ce mécanisme compliqué, les demandes de crédit des ménages et des consommateurs en général ont accusé une baisse de près de 20 %. Un tel recul démontre la pression qui pèse sur les citoyens, la diminution de leur capacité à rembourser à l’échéance prévue et la baisse de leur propension à consommer. L’inefficacité des plans imposés ou suggérés aux Etats en difficulté par les instances européennes devient alors évidente. Les courtiers en crédit s’imposent progressivement comme les remparts adaptés à cette crise. Les spécialistes du Crédit Populaire Européen comptent parmi les plus indiqués pour apporter des solutions personnalisées.

Quelques conseils

En tant que consommateur ou futur propriétaire, il est donc important de bien préparer votre prochaine demande de crédit en comparant les offres « courtiers » et banques. Il est également important de bien préparer son dossier pour pouvoir négocier un taux attractif.

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